Du 2 au 10 juillet 2016

Ils sont venus de Lorraine et de Champagne mais également de Bretagne, d’Aquitaine, du Bourbonnais, d’Auvergne et de Bresse. Dix-sept équipages se sont retrouvés à Clairvaux les Lacs à l’invitation des équipages LANGLEST et MARCHAL GRANDADAM à faire un « p’tit tour dans le Jura ».

                Rapidement les visites sont enchainées pour la découverte des savoirs faires régionaux de grande notoriété. Le tictac des horloges (de parquet et à pendule) comtoises et le travail minutieux des lapidaires, ces artisans spécialisés dans le minutieux taillage de pierres plus ou moins précieuses, nous ont confirmé une fois encore de la difficulté de pérenniser ces activités malgré une demande toujours présente.

                C’est grâce à un cloutier qui a eu l’idée de tisser des fils de fer pour lier et retenir les bésicles que Morez, ville nichée au fond de sa cluse longue de trois kilomètres, peut revendiquer le statut de capitale de la lunetterie française après avoir été avec Morbier, ville voisine la surplombant, celle de l’horlogerie. La visite du musée de la lunette présente dans ces différents aspects l’étendue de la science optique développée à travers le monde.

Autre production réputée que celle de la pipe de bruyères de Saint Claude. Là, également contre toute attente la demande toujours importante permet à quelques maîtres pipiers de perpétuer la fabrication de pipes plus originales les unes que les autres. Celui, visité dans son atelier de la ville basse, avec une cadence de 20 pipes jour arrive même à exporter hors de nos frontières. Près de la cathédrale, le musée de la pipe retrace l’histoire et l’évolution de cet objet fétiche pour des millions d’amateurs dont plus d’un millier de plus ou moins célèbres fumeurs ont été intronisés dans la salle du chapitre de ce musée. Le bâtiment abrite également une exposition sur le travail des lapidaires et des diamantaires. Des mannequins animés y mettent en œuvre les outils tels qu’ils étaient utilisés au 19 ème siècle. 

Le Jura magnifiquement boisé revendique également à Moirans une longue histoire d’amour avec la fabrication de jouets. Le musée retrace d’(avant) hier à aujourd’hui la conception des jouets d’agrément et pédagogiques, passés entre nos mains d’éternels enfants. Nounours et meccano, poupées et dinettes ont dû rappeler nombreux souvenirs à nos visiteurs.

D’autres visites ont permis la découverte de réalisations de passionnés tant dans la reconstitution de maquettes d’engins à « parcourir et nourrir le monde » que celle d’un cirque animé des souvenirs de son concepteur sans oublier l’atelier de transformation artistiques de cornes d’animaux en objet décoratifs ou plus usuels.

La culture de l’esprit donne faim aux ventres affamés. Le temps d’un après-midi Maitre Jean LANGLEST accompagné de ces petites « Maîté » nous a appris la confection de torsadés salés, de feuilletés au jambon et de tartes aux pommes à confectionner au camping. C’est sans dire que la dégustation des produits finis fut un plaisir bien partagé et arrosé au repas du soir.

Huit jours n’auraient pas suffi pour parfaire la découverte de ce département qui recèle de nombreux atouts touristiques par ses paysages et ses animations. C’est donc par une croisière repas sur le lac de Vouglans dans le lit de la rivière l’Ain que notre groupe a achevé son séjour au pays de la « forêt de montagne » comme l’appelait les gaulois.

Merci à nos organisateurs pour ce moment passé ensemble. Rendez-vous est déjà donné l’an prochain pour un autre « p’tit tour en ??? ».